Fin juillet nous avons embouteillé 3 jolies cuvées : Le tant attendu, Impatient Rouge 2025, le très jolie Bien élevé 2024 et enfin l‘Impatient Blanc 2025.
Mi août je n’en menais pas large … Les maturités semblaient s’affoler mais pourtant les pépins et les peaux n’étaient pas murs, la cave n’était pas prête, Geoffrey était encore en congés… Panique à bord !
Après plusieurs épisodes caniculaires, nous avons commencé les vendanges de façon précipitée le 21 août pensant que tout allait cuire sur pieds ! Les rouges étaient effectivement déjà bien murs et nous les avons rentrés en premier. Nous avons opté pour des macérations courtes (à peine 15 jours) avec une majorité de raisins égrappés. En effet, la grappe entière a l’avantage d’apporter plus de tanins pendant la macération. Cependant, les rafles semblaient très verte. C’est le risque d’extraire trop d’amertume. Nous avons décuvé hier et espérons que la fermentation va vite se terminer. Une semaine de pause a permis de laisser passer la pluie et de faire murir les blancs qui eux n’étaient pas pressés ! Enfin ils ont fini par l’être ! Les rendements ne sont pas extraordinaires mais la qualité l’est !! De très beaux équilibres et une acidité qui après un bel élevage devrait soutenir l’alcool et la matière. Et une partie de la récolte en blanc joue les prolongations … L’année dernière déjà j’ai récolté une barrique de moelleux. Cette année ce sont deux barriques que j’espère remplir … Assemblées elles devraient créer un magnifique moelleux d’ici 2 ou 3 ans !
Tout ce travail est possible grâce à l’équipe de vendangeurs motivés, flexibles, attentifs et appliqués qui étaient là cette année ! Merci Florine, Sébastien, Sacha, Simon, Ludovic, Phiphi et Marion. Bien entendu Geoffrey, salarié à la ferme depuis 2024, est un élément essentiel de la réussite de cette récolte ! J’ai particulièrement aimé cette dernière journée de récolte de blancs où il a fallu laisser une à deux grappes par pied pour les laisser sur-murir. Les binômes se concertaient de chaque côté du rang pour savoir quelle grappe laisser … « J’en ai une belle de mon côté », « Attend c’est le même pied là où c’est le suivant », « olala c’est magnifique » ! Une vraie poésie ! Bon ne cachons pas qu’à 15h on en avait ras le pompon ! Et oui le travail de précision ça prend du temps, c’est pas toujours simple à prévoir/quantifier et ce n’est possible … qu’avec des HUMAINS ! Merci aussi aux coups de mains bénévoles précieux qui font chaud au coeur : MERCI Audrey, Eric, Rose, Anouk, Côme (bon … tout est relatif), Florence, Lénaïc, Michel, Marion, Gérard, Simon, Philippe, Paul, Sébastien et Yann !
Toutes ces bonnes âmes ne seraient rien sans une cantinière de choc qui a fait preuve d’une flexibilité digne des plus grandes gymnastes ! Prévenue la veille pour le lendemain, capable de servir un repas à 12h ou à 15h, faisant unanimité auprès des estomacs tapissés de raisins, j’ai nommé : ma formidable, que dis-je, extraordinaire Mômaaaaaaan ! Je comprend tout à fait les discours des César ou autres récompenses, je ne serais rien sans ma Maman, enfin je ne serais PAS sans ma maman !
Les fermentations encore en cours en cave ne me laissent pas très tranquille pour l’instant ! Les rouges fermentent très vite et très chaud mais les fermentations malo-lactique se font conjointement à la fermentation alcoolique. Phénomène attendu pour un millésime caniculaire mais situation dangereuse qu’il faut surveiller de près. Les blancs sont fainéantissimes ! Les fermentations sont poussives … Il faut donc les surveiller aussi. Affaire à suivre …
Les 18 et 19 décembre 2021 la cave était ouverte. Grâce à un entremetteur d’exception, Fred Chabot, sculpteur et Monsieur Plume, graffiti artiste et peintre, ont paré la cave d’œuvres superbes. J’ai également réuni les productions d’amis producteurs, artisans et créateurs en plus de ma production de jus, vins et céréales. Le tout dans l’écrin de ma cave décorée pour l’occasion. Je vous remercie sincèrement d’avoir été nombreux à venir ! Il y a bien sûr un enjeu économique. Mais aussi, l’organisation d’un weekend hors du commun est prenante et fatigante alors quel plaisir de voir que vous avez apprécié ! Quel plaisir aussi d’avoir rencontrer Fred et Mathieu, deux artistes hyper accessibles, simples. J’admire d’autant plus leur travail que j’ai pu échanger avec eux sur leur chemin, leurs techniques, un peu leur vie aussi.
Si vous n’avez pas pu venir alors voilà un aperçu de ce que vous avez manqué et surtout … cette année venez (10 et 11 décembre 2022) !
Le Cochon Zébré a pris des couleurs en décembre ! Bah y’a plus de saison ! Monsieur Plume, graffiti artiste et peintre basé dans le 37, est venu voluptueusement transformer les lieux ! Nous nous sommes accordés sur une gamme de couleur et l’idée était d’avoir un effet lumineux, solaire. Il travaille sur la notion de transparence. J’y vois une belle métaphore de la nécessité de trouver la lumière à travers l’écran de fumée médiatico-politico-marketing. Il est parvenu ces dernières années à ce style fait de volutes, de courbes et de dégradés qui laisse le spectateur libre d’y voir des formes réelles ou les contours de ses rêves. Les jours où il était là différentes personnes sont venues le rencontrer, faire un lien entre lui, ici et/ou moi, la toile s’est tissée un peu plus et ça fait un bien fou ! La ferme du Cochon Zébré se veut résolument diverse.
Pour mon anniversaire j’ai reçu un cadeau très touchant d’amis qui soutiennent la ferme depuis ses débuts. Ils ont d’autant plus marqué dans le mille avec un détail important : ce cadeau a été fabriqué tout prêt d’ici, à Poncé sur Loir par des artisans verriers, la Verrerie des Côteaux.
Nathalie Grenier a donné un premier groin à mon petit Cochon Zébré, en voici un deuxième signé Nicolas et Lucille Pinquier.
Laissez moi vous présenter Jumbo, chien des vignes ! Les journées de taille sont parfois longues mais Jumbo est là pour les ponctuer de cavalcades dans les rangs, de disparitions inquiétantes et de réapparitions « ni vu ni connu ». Je pense que son caractère de border collie se satisfait difficilement de l’immobilisme des vignes, mais ça lui permet de faire de longues siestes avant de retourner à ses moutons.