On ouvre et on ferme !

La cave sera exceptionnellement fermée le samedi 2 octobre mais elle sera en pleine effervescence avec l’arrivée des raisins du millésime 2021 ! Je ne serai donc pas disponible pour vous accueillir.

Nous pourrons nous retrouver le 6 novembre 2021 ! En effet, la cave vous est ouverte en règle générale le 1er samedi de chaque mois. Pensez à vérifier l’agenda pour connaître les exceptions ou les autres évènements.

>>> NOUVEAU <<< Les horaires changent ! La cave est ouverte de 9h à 12h30 et de 15h à 18h30. J’espère répondre de manière plus adaptée à vos habitudes et vous retrouvez nombreux à la ferme.

Un financement participatif à soutenir !

Nous, vignerons, lançons dans l’aventure du financement participatif pour leur future Maison des vins et du Tourisme de la vallée du Loir

Une première, pour un projet qui verra le jour en 2022 !

Nous avons, il y a quelques mois répondu à un appel à projet  proposé par SARTHE TOURISME en partenariat avec Kisskissbankbank. . Notre projet a été retenu et banco ! Nous avons relevé le défi de mettre en forme une campagne de financement.

Vous avez 60 jours pour devenir ACTEURS de votre TERRITOIRE !

Vous soutiendrez un projet de développement touristique et nous avons en Sarthe, des joyaux à visiter, à faire connaître : la Vallée du Loir en est un, c’est une belle région viticole, la vigne, ses coteaux, ses domaines, les vins qui ont une renommée internationale.

Un micro-vignoble d’une valeur inestimable, qu’il faut aider et faire vivre ! Les vignerons s’y attachent au jour le jour mais bien évidemment, nous pensons que les meilleurs ambassadeurs de ce territoire et de ses vins,  c’est vous !

Découvrez notre campagne : Il suffit de vous rendre sur le site de kisskissbankbank grâce à ce lien !

Soutenez notre projet !  

Obtenez des contreparties, vous serez sans doute les PREMIERS à bénéficier des nouvelles prestations de la Maison des vins et du tourisme de la Vallée du Loir.

Même la plus « petite contribution » sera pour nous une belle pierre apportée à ce nouvel édifice en construction…pensez aussi que vous pouvez faire un cadeau!

Et surtout, si vous trouvez notre projet TOP ! N’hésitez pas à le PARTAGER, amis, famille, amateurs de bons vins, et à l’offrir éventuellement …

Belle et cruelle, j’ai nommé …

La Nature !
C’est beau n’est ce pas ? Moi aussi je trouve cette vue magnifique et j’ai la chance de finir ma journée sur ce sublime cliché. Vraiment je me sens chanceuse et pourtant … Ce beau contraste c’est aussi …

ça !

L’orage, la grêle qui vient trouer les feuilles, la pluie qui vient gorger les sols d’eau, le vent qui vient casser les rameaux qui ne sont pas encore palissés.

Le mois de Juin a été particulièrement pluvieux. En 7 jours nous avons eu plus de 100mm d’eau soit 1/7e du volume de pluie annuel ! Cette pluviométrie exceptionnelle permet l’entrée en scène d’un personnage bien peu apprécié des vignerons : LE MILDIOU.

Le mildiou est une maladie cryptogamique … un champignon ! Il se remarque par la présence de tâche d’huile sur les feuilles et des sporulations en dessous. Il peut aller jusqu’à détruire les grappes. Pour s’en prémunir nous pulvérisons du cuivre sur la vigne. En bio aussi nous devons effectuer ce traitement a des fréquences même plus rapprochées qu’en conventionnel. En effet, nos produits sont dits « de contact » : ils protègent là où ils se posent. Dès lors que la plante pousse, que les feuilles grandissent ou que la pluie lessive le produit, la vigne n’est plus protégée. A ce jour j’ai déjà traité à 7 reprises ma vigne. Il faut être très vigilent, surveiller de près la météo et intervenir au moment le plus opportun (végétation sèche, juste avant la pluie, moins de 19km/h de vent, pas trop chaud … autant dire que les créneaux ne sont pas faciles à trouver). Mais quand bien même nous aurions protégé au mieux la vigne, 100mm d’eau c’est trop et le mildiou s’épanouit. Pour arranger ses affaires, les impacts de grêle sont des superbes portes d’entrée dans les feuilles.

Alors ce matin lorsque j’ai découvert en palissant (relever les fils de palissage pour que les rameaux soient bien droits) que deux de mes parcelles étaient bien attaquées c’était la douche froide. Et puis j’ai vite contacté Sébastien, mon mentor et ami mais aussi Sandrine, notre technicienne. Et alors la méthodologie, les conseils et les encouragements aidant, j’ai retrouvé de la combativité.

J’ai palissé 10h aujourd’hui pour que mes vignes soient prêtes à recevoir les traitements très rapprochés que je vais faire ces prochains jours afin d’endiguer le mildiou. C’est un vrai match de boxe qui commence pour moi, comme pour de nombreux vignerons en Loire et surement ailleurs. Le gel a eu raison de 75% de mes grappes et maintenant il s’agit de ne pas laissé le mildiou ramasser le reste !

Durant la journée je suis passée de « je devrais tout arrêter, la ferme, ce métier, tout » à « Allez go go go ! Je peux le faire ! On est tous dans le même bateau ! On va y arriver » en passant pas « môman …. j’ai envie de pleurer ». On ne s’ennuie pas dans les vignes.

Et bien croyez moi ou pas mais malgré tout je le trouve magnifique ce menaçant nuage plus haut… Je vais aller me coucher en lisant L’Odyssée d’Hakim (que je vous recommande vivement). Il y a des histoires qui font relativiser la température d’une douche froide …

Le « Printemps Bio » le 5 juin

Le ferme vous ouvre ses portes le 5 juin 2021 de 10h à 19h dans le cadre du Printemps Bio*. Au programme :
– une petite randonnée (2 km environ) au départ de la cave et parcourant les cultures de la ferme avec un mini guide de lecture du paysage. Venez bien chaussés ! La ferme est en bio alors on a pas peur de l’herbe !
– une dégustation bien méritée à votre retour
– la vente des productions de la ferme  



* Programmation de divers évènements dans les fermes bio ou chez des acteurs de la bio coordonnée par l’interprofession Interbio pour les Pays de la Loire et le GAB72.

Travail du sol

Un des points clefs de l’agriculture biologique est de trouver l’équilibre entre l’enherbement naturel, la concurrence avec les plantes cultivées, la difficulté de positionner correctement un passage d’outils sur nos terres argileuses (souvent trop sèches, vite trop humides …), etc.

Au mois de mars, un coup de houe rotative a été passé sur le blé et le seigle afin de détruire les petites adventices qui avaient levé. Les céréales déjà bien enracinés, se remettent très bien après le passage de l’outil. Aujourd’hui le champ est très satisfaisant.

Le Quinoa lui ne permet pas de mettre en place une solution mécanique pour désherber … donc il faut croiser les doigts pour qu’il lève vite et couvre bien le sol afin que les adventices (« mauvaises herbes ») n’aient pas accès à la lumière et ne puisse pas envahir la culture. Mais le manque d’eau du début du printemps n’a pas jouer en sa faveur. Aujourd’hui l’eau est disponible mais il faudrait un peu de chaleur pour que sa croissance s’accélère.

Dans les vignes, j’ai fait un buttage. En effet, après le décavaillonage* le sol sous le rang était « décaissé ». Je n’avais donc plus la possibilité de passer un outils comme une lame qui vient contourner les pieds. J’ai donc butté mes vignes afin de créer cette masse de terre qui pourra être travaillée ensuite et aussi pour étouffer les adventices qui s’étaient implantées sous le rang.
Je ne vais pas trop tarder à passer une lame inter-ceps pour scalper cette butte et donc déraciner les adventices ou les fatiguer un peu.
J’ai aussi sorti la pioche pour retirer des talles d’herbe très dense qui se loge au plus près des pieds. Les outils inter ceps fonctionnent grâce à un palpeur qui lorsqu’il rencontre un obstacle dur permettent l’outil de s’escamoter. Le principe est de ne pas arracher les ceps. Mais ces talles d’herbe sont tellement denses que le palpeur les confond avec un cep ou un poteaux.

*Passage d’un soc qui vient retirer la terre sous le rang et la retourner sur le rang. Cela permet de retirer tout l’enherbement sous le rang et au plus près du cep et de faire un bon nettoyage notamment des ronces !

Le gel de printemps

La vigne démarre plus tôt qu’avant … Les gelées de printemps sont ravageuses. Dans la nuit du 5 au 6 avril et du 6 au 7 avril, les bourgeons ont souffert. Bien enfermé dans ces écailles, il résiste. Mais dès qu’il a bombé le torse et pire s’il point le bout de son nez, il est très très fragile.

Mes jeunes plants, venus remplacer les manquants dans une parcelle, avaient bien démarré. Le gel leur a rabattu le caquet. Si le bourgeon principal gèle, est mangé ou cassé, la vigne fera partir le 2e voire le 3e bourgeon (tout petit mais bien là au pied du principal). Pour mes jeunes plants, cela me permettra surement de pouvoir les tailler l’hiver prochain.

Le problème c’est que ces bourgeons de secours sont moins fertiles. Sur mes vignes adultes ils donneront fatalement moins de grappes.

Pour le moment je ne peux pas faire le compte. Il faut attendre que la vigne reparte pour faire l’état des perte. Ce weekend de fortes précipitations sont prévues. S’il gèle en début de semaine les conséquences seront dramatiques. Humidité et gel corrélés = bourgeons en danger !

A suivre …

Le bourgeon grisonnant en haut ne s’en remettra pas mais son remplaçant viendra d’ici quelques jours !

La ferme en travaux

Depuis le début de l’année la cave est en travaux pour améliorer et sécuriser l’espace de travail mais aussi pour mieux vous accueillir avec un parking par exemple ! Youpiii ! La dernière étape sera la sécurisation de la paroi rocheuse au dessus des caves.
Le petit appentis de Papy et le jardinet de Gustave ne sont plus que des souvenirs :/ Ça fait un petit pincement au cœur mais c’est ainsi les générations se succèdent, les utilisations aussi.

Mais ce qui nous manquera peut être le plus … ce sont les petits coins !

Venez découvrir les lieux ! La cave est ouverte le premier samedi de chaque mois de 11h à 19h !

On n’est pas dans la m**** !

Au mois de mars, en s’entraidant avec le Domaine de la Roche Bleue, j’ai épandu du compost dans les vignes. Ce compost provient de l’élevage bio de nos moutons. L’apport de compost dans les vignes permet :
– un apport d’azote qui agit comme engrais. Chaque année nous retirons les raisins de la vigne. Or elle a pompé dans le sol pour trouver l’énergie de les produire. Mais cette production, contrairement aux feuilles ou aux bois, n’est pas restituée à la terre. Cette exportation fini par créer un déficit que nous devons contrebalancer. On peut le faire en apportant du compost, en travaillant les sols pour favoriser la minéralisation de l’azote (hein ? … nous verrons ça plus tard), en faisant des apports sur les feuilles comme via le purin d’ortie, etc.
L’épandage de compost permet :
– d’améliorer la structure du sol. Le compost va être dégradé et va venir enrichir le sol qui aura une meilleure capacité à stocker et faire circuler l’eau, les éléments minéraux, etc.
Il n’est pas chose aisée que de circuler dans les rangs de vignes avec des engins très longs … Et là l’entraide était salvatrice. Moi je gère le chargement de la benne et l’approvisionnement en compost. Sébastien gère l’engin du diable ! C’est ce qu’on appelle l’entraide dans le milieu agricole !