Le « Printemps Bio » le 5 juin

Le ferme vous ouvre ses portes le 5 juin 2021 de 10h à 19h dans le cadre du Printemps Bio*. Au programme :
– une petite randonnée (2 km environ) au départ de la cave et parcourant les cultures de la ferme avec un mini guide de lecture du paysage. Venez bien chaussés ! La ferme est en bio alors on a pas peur de l’herbe !
– une dégustation bien méritée à votre retour
– la vente des productions de la ferme  



* Programmation de divers évènements dans les fermes bio ou chez des acteurs de la bio coordonnée par l’interprofession Interbio pour les Pays de la Loire et le GAB72.

Travail du sol

Un des points clefs de l’agriculture biologique est de trouver l’équilibre entre l’enherbement naturel, la concurrence avec les plantes cultivées, la difficulté de positionner correctement un passage d’outils sur nos terres argileuses (souvent trop sèches, vite trop humides …), etc.

Au mois de mars, un coup de houe rotative a été passé sur le blé et le seigle afin de détruire les petites adventices qui avaient levé. Les céréales déjà bien enracinés, se remettent très bien après le passage de l’outil. Aujourd’hui le champ est très satisfaisant.

Le Quinoa lui ne permet pas de mettre en place une solution mécanique pour désherber … donc il faut croiser les doigts pour qu’il lève vite et couvre bien le sol afin que les adventices (« mauvaises herbes ») n’aient pas accès à la lumière et ne puisse pas envahir la culture. Mais le manque d’eau du début du printemps n’a pas jouer en sa faveur. Aujourd’hui l’eau est disponible mais il faudrait un peu de chaleur pour que sa croissance s’accélère.

Dans les vignes, j’ai fait un buttage. En effet, après le décavaillonage* le sol sous le rang était « décaissé ». Je n’avais donc plus la possibilité de passer un outils comme une lame qui vient contourner les pieds. J’ai donc butté mes vignes afin de créer cette masse de terre qui pourra être travaillée ensuite et aussi pour étouffer les adventices qui s’étaient implantées sous le rang.
Je ne vais pas trop tarder à passer une lame inter-ceps pour scalper cette butte et donc déraciner les adventices ou les fatiguer un peu.
J’ai aussi sorti la pioche pour retirer des talles d’herbe très dense qui se loge au plus près des pieds. Les outils inter ceps fonctionnent grâce à un palpeur qui lorsqu’il rencontre un obstacle dur permettent l’outil de s’escamoter. Le principe est de ne pas arracher les ceps. Mais ces talles d’herbe sont tellement denses que le palpeur les confond avec un cep ou un poteaux.

*Passage d’un soc qui vient retirer la terre sous le rang et la retourner sur le rang. Cela permet de retirer tout l’enherbement sous le rang et au plus près du cep et de faire un bon nettoyage notamment des ronces !

Le gel de printemps

La vigne démarre plus tôt qu’avant … Les gelées de printemps sont ravageuses. Dans la nuit du 5 au 6 avril et du 6 au 7 avril, les bourgeons ont souffert. Bien enfermé dans ces écailles, il résiste. Mais dès qu’il a bombé le torse et pire s’il point le bout de son nez, il est très très fragile.

Mes jeunes plants, venus remplacer les manquants dans une parcelle, avaient bien démarré. Le gel leur a rabattu le caquet. Si le bourgeon principal gèle, est mangé ou cassé, la vigne fera partir le 2e voire le 3e bourgeon (tout petit mais bien là au pied du principal). Pour mes jeunes plants, cela me permettra surement de pouvoir les tailler l’hiver prochain.

Le problème c’est que ces bourgeons de secours sont moins fertiles. Sur mes vignes adultes ils donneront fatalement moins de grappes.

Pour le moment je ne peux pas faire le compte. Il faut attendre que la vigne reparte pour faire l’état des perte. Ce weekend de fortes précipitations sont prévues. S’il gèle en début de semaine les conséquences seront dramatiques. Humidité et gel corrélés = bourgeons en danger !

A suivre …

Le bourgeon grisonnant en haut ne s’en remettra pas mais son remplaçant viendra d’ici quelques jours !

La ferme en travaux

Depuis le début de l’année la cave est en travaux pour améliorer et sécuriser l’espace de travail mais aussi pour mieux vous accueillir avec un parking par exemple ! Youpiii ! La dernière étape sera la sécurisation de la paroi rocheuse au dessus des caves.
Le petit appentis de Papy et le jardinet de Gustave ne sont plus que des souvenirs :/ Ça fait un petit pincement au cœur mais c’est ainsi les générations se succèdent, les utilisations aussi.

Mais ce qui nous manquera peut être le plus … ce sont les petits coins !

Venez découvrir les lieux ! La cave est ouverte le premier samedi de chaque mois de 11h à 19h !

On n’est pas dans la m**** !

Au mois de mars, en s’entraidant avec le Domaine de la Roche Bleue, j’ai épandu du compost dans les vignes. Ce compost provient de l’élevage bio de nos moutons. L’apport de compost dans les vignes permet :
– un apport d’azote qui agit comme engrais. Chaque année nous retirons les raisins de la vigne. Or elle a pompé dans le sol pour trouver l’énergie de les produire. Mais cette production, contrairement aux feuilles ou aux bois, n’est pas restituée à la terre. Cette exportation fini par créer un déficit que nous devons contrebalancer. On peut le faire en apportant du compost, en travaillant les sols pour favoriser la minéralisation de l’azote (hein ? … nous verrons ça plus tard), en faisant des apports sur les feuilles comme via le purin d’ortie, etc.
L’épandage de compost permet :
– d’améliorer la structure du sol. Le compost va être dégradé et va venir enrichir le sol qui aura une meilleure capacité à stocker et faire circuler l’eau, les éléments minéraux, etc.
Il n’est pas chose aisée que de circuler dans les rangs de vignes avec des engins très longs … Et là l’entraide était salvatrice. Moi je gère le chargement de la benne et l’approvisionnement en compost. Sébastien gère l’engin du diable ! C’est ce qu’on appelle l’entraide dans le milieu agricole !

Un cadeau zébré !

Pour mon anniversaire j’ai reçu un cadeau très touchant d’amis qui soutiennent la ferme depuis ses débuts. Ils ont d’autant plus marqué dans le mille avec un détail important : ce cadeau a été fabriqué tout prêt d’ici, à Poncé sur Loir par des artisans verriers, la Verrerie des Côteaux.

Nathalie Grenier a donné un premier groin à mon petit Cochon Zébré, en voici un deuxième signé Nicolas et Lucille Pinquier.

Jumbo, chien des vignes

Laissez moi vous présenter Jumbo, chien des vignes ! Les journées de taille sont parfois longues mais Jumbo est là pour les ponctuer de cavalcades dans les rangs, de disparitions inquiétantes et de réapparitions « ni vu ni connu ». Je pense que son caractère de border collie se satisfait difficilement de l’immobilisme des vignes, mais ça lui permet de faire de longues siestes avant de retourner à ses moutons.

Tous les bons vœux du Cochon Zébré

C’est sous le beau soleil d’hiver que la ferme ouvre pour la première fois en 2021 ! (Ouvert tous le 1er samedi de chaque mois 11h-19h).

Au programme de l’année : remplacement de plants, agrandissement de la ferme avec une production de céréales, plantation d’une parcelle de pineau d’Aunis, quelques travaux à la cave …


Je nous souhaite de passer une très belle année, contemplative, conviviale, combative ! 📣
Sachons ceuillir les petits riens qui rendent les plus grandes difficultés surmontables 🍀