Le gel de printemps

La vigne démarre plus tôt qu’avant … Les gelées de printemps sont ravageuses. Dans la nuit du 5 au 6 avril et du 6 au 7 avril, les bourgeons ont souffert. Bien enfermé dans ces écailles, il résiste. Mais dès qu’il a bombé le torse et pire s’il point le bout de son nez, il est très très fragile.

Mes jeunes plants, venus remplacer les manquants dans une parcelle, avaient bien démarré. Le gel leur a rabattu le caquet. Si le bourgeon principal gèle, est mangé ou cassé, la vigne fera partir le 2e voire le 3e bourgeon (tout petit mais bien là au pied du principal). Pour mes jeunes plants, cela me permettra surement de pouvoir les tailler l’hiver prochain.

Le problème c’est que ces bourgeons de secours sont moins fertiles. Sur mes vignes adultes ils donneront fatalement moins de grappes.

Pour le moment je ne peux pas faire le compte. Il faut attendre que la vigne reparte pour faire l’état des perte. Ce weekend de fortes précipitations sont prévues. S’il gèle en début de semaine les conséquences seront dramatiques. Humidité et gel corrélés = bourgeons en danger !

A suivre …

Le bourgeon grisonnant en haut ne s’en remettra pas mais son remplaçant viendra d’ici quelques jours !

On n’est pas dans la m**** !

Au mois de mars, en s’entraidant avec le Domaine de la Roche Bleue, j’ai épandu du compost dans les vignes. Ce compost provient de l’élevage bio de nos moutons. L’apport de compost dans les vignes permet :
– un apport d’azote qui agit comme engrais. Chaque année nous retirons les raisins de la vigne. Or elle a pompé dans le sol pour trouver l’énergie de les produire. Mais cette production, contrairement aux feuilles ou aux bois, n’est pas restituée à la terre. Cette exportation fini par créer un déficit que nous devons contrebalancer. On peut le faire en apportant du compost, en travaillant les sols pour favoriser la minéralisation de l’azote (hein ? … nous verrons ça plus tard), en faisant des apports sur les feuilles comme via le purin d’ortie, etc.
L’épandage de compost permet :
– d’améliorer la structure du sol. Le compost va être dégradé et va venir enrichir le sol qui aura une meilleure capacité à stocker et faire circuler l’eau, les éléments minéraux, etc.
Il n’est pas chose aisée que de circuler dans les rangs de vignes avec des engins très longs … Et là l’entraide était salvatrice. Moi je gère le chargement de la benne et l’approvisionnement en compost. Sébastien gère l’engin du diable ! C’est ce qu’on appelle l’entraide dans le milieu agricole !

On m’a mis le grappin dessus !

Une vigne s’entretient. Mais pas seulement la plante. Les cultures pérennes nécessitent aussi la remise en état du palissage (poteaux et fils) et le remplacement de ceps morts, la « complantation ».

Le chantier se prépare pour l’une de mes vignes. 400 pieux produits dans les bois locaux.