Zébrures – 1er Mai – Théâtre

Le 20 mai 2017, à Sailly en Saône-et-Loire, après neuf jours de cavale, le paysan Jérôme LARONZE est tué par un gendarme. Défenseur d’une agriculture mettant le vivant en avant et contre le puçage et le traçage généralisés des bêtes, il était depuis des années dans le collimateur de la DDPP (direction départementale de la protection des populations). 

Cette pièce raconte son histoire…

« C’est une histoire sans parole, la nôtre, faite de silences et de pâturages d’hiver, celle des paysans  et paysannes. Le plus souvent quand elle parle, elle prend la couleur d’une corde, l’odeur d’une poutre, le fumet d’un plomb, le plus souvent dans les faits divers à droite de l’encart sportif dans le journal local bien loin du national. Nous n’intéressons pas les trafiquants d’histoires. Le plus souvent nous espérons ne pas parler, ne pas faire parler de nous car le plus souvent, quand  notre histoire parle, quand nous parlons, c’est que nous nous sommes tues. » 

Contexte local (Jupilles)  

– Cette pièce, présentée en Sarthe par une troupe amateur, fait suite au retour de Bourgogne de l’un de  ses comédiens. Ses rencontres avec plusieurs des protagonistes lors des rassemblements qui avaient  lieu (et ont toujours lieu) les 20 de chaque mois à Mâcon (Saône-et-Loire), commémorant ainsi la mort de Jérôme LARONZE,  l’avaient alors fortement marqué. De fait, en mai 2017, la nouvelle de la mort de Jérôme avait produit  une onde de choc dans les réseaux locaux de défense de l’environnement du sud Bourgogne, pour s’élargir ensuite.

– Peu après, parallèlement, un jeune dramaturge, Guillaume CAYET, dont la compagnie “le Désordre  des Choses” siège dans le Puy de Dôme, s’est emparé magistralement du sujet . La première représentation sera jouée par une compagnie professionnelle dans la ferme même de Jérôme LARONZE. Nombre des soutiens de Jérôme étaient présents ce jour-là.  

Un aboutissement de trois années de travail.  

De retour en Sarthe à la suite, au sein du café associatif de la Brass’vie à Jupilles, un petit groupe  s’est approprié cette idée de porter le message puissant de ce propos “hors norme” comme il  convient décidément de le nommer.

Mise en jeu des comédiens : Emmanuèlle GABRIELLE et Anne DESCHAMPS.

Autour de la pièce :