Tiens un joli bouquet !

Ah les ronces ! Nos amis les ronces ! Le cauchemar des vendangeurs.

En bio pas de désherbant donc naturellement les adventices (les plantes qui poussent spontanément sans avoir été implantées) couvrent le sol. Tant mieux car leurs racines permettent d’aérer le sol, à la pluie de s’infiltrer et autres services gratuits.

Bon certaines d’entre elles sont un peu piquantes et nous font citer quelques noms d’oiseau en taillant par exemple. « Nom d’un Tarin des aulnes ! Foutu Sansonnet ! Maudit Pouillot véloce ! »

Mais j’ai des outils mécaniques pour limiter l’implantation de l’herbe qui peut aussi concurrencer les vignes. On en parlera plus tard dans l’année.

Pomme de reinette et pomme d’happy !

Durant l’hiver, en plus de la taille, je me suis lancée dans un petit chantier : de débroussaillage de la jungle du Cochon Zébré. Ce petit verger de pommiers (enfin je pense que ce ne sont que des pommiers) se situe tout contre l’une de mes vignes.

L’objectif est de couper les rideaux de ronces qui pendent des arbres, couper les arbrisseaux qui ne pourront pas cohabiter avec les pommiers. Ensuite il me faudra effectuer un travail de taille de restauration sur ces vieux pommiers tous biscornus.

J’espère un jour qu’ils produiront de bonnes pommes que je pourrais transformer en jus de pomme pour mes jus de légumes !

La taille : activité principale de l’hiver

Depuis quelques jours, j’ai commencé à tailler la vigne.

La vigne fait partie de la famille des lianes et a naturellement tendance à pousser en longueur. Je préfère qu’elle reste droite. Cela me permettra de maintenir les rameaux de 2020 entre les fils, ce qui facilite toutes les opérations à mener le reste de l’année.

Je lui retire une grande partie des rameaux produit en 2019. Je garde 4 rameaux que je raccourcis pour ne garder que 11 « yeux » (oui la vigne voit très très bien !). Les yeux sont les bourgeons qui produiront les rameaux de l’année 2020. Ce sont ces rameaux qui porteront les graaaaapppes !

Les jus de légumes sont en cours de fabrication

Après 5 mois à être choyés à la ferme les légumes sont récoltés en caisses. J’ai récolté jusqu’à 1.5 tonne de betteraves. Ils étaient beaux  et sains. Ensuite je les ai lavé grâce au concours de Bertrand (un maraîcher très généreux) qui m’a prêté sa laveuse et avec un bon coup de patte. Ensuite, les légumes ont été acheminés chez ELABOR à Requeil pour être pressés, pasteurisés et mis en bouteille. Ces étapes nécessitent du matériel et un bagage technique que je n’ai pas.
Maintenant j’attends avec impatience l’arrivée des jus à la ferme pour pouvoir vous les faire goûter !